L'exercice professionnel des médecins

La diversification de l'exercice de la médecine

En cours de révision

Après l’obtention du diplôme décerné par la faculté de médecine et du permis d’exercice délivré par le Collège des médecins, le médecin peut exercer sa profession dans des milieux aussi variés que les rôles qu’il peut remplir. Il lui est également possible d’avoir des activités cliniques ou non cliniques ou de partager son temps entre ces deux types d’activités professionnelles.

Comme il a été expliqué précédemment, le  médecin clinicien exerce en établissement, entre autres dans un CH, un CHSLD ou un CLSC, en cabinet privé ou encore dans une des nouvelles structures du réseau, notamment le GMF. Il peut également exercer dans des domaines de pratique non couverts par les régimes publics. Dans ce cas, le patient assume le coût des services médicaux offerts.

Le médecin peut aussi exercer des activités et assumer des responsabilités professionnelles non cliniques. Quoique moins connues, elles sont essentielles, très variées et de plus en plus reconnues.

Ainsi, le médecin peut être un administrateur. Dans le secteur public, il peut occuper un poste de directeur des services professionnels ou de chef de département dans un établissement, par exemple. Dans le secteur privé, il peut être le directeur médical d’une société pharmaceutique ou d’un organisme parapublic, tel Héma-Québec.

Il peut être un chercheur, entre autres dans un centre de recherche universitaire, un centre de recherches cliniques ou, dans le secteur privé, pour une société pharmaceutique. Sans être le chercheur principal d’un projet de recherche, le médecin peut également participer, comme clinicien,  à des projets de recherche. De plus en plus de cliniciens exerçant en dehors des établissements sont d’ailleurs sollicités pour participer à des projets de recherche.

Le médecin peut également faire de  l’enseignement, soit à titre de professeur d’université, soit dans des milieux de stages. Il peut remplir ce rôle d’autres façons, notamment en donnant des conférences lors d’activités scientifiques ou en participant à des activités de développement professionnel continu.

Par ailleurs, certains médecins optent pour la pratique en santé publique. Ce sont des médecins spécialistes en santé communautaire ou des médecins de famille qui ont suivi une formation universitaire complémentaire dans le domaine de la santé publique et de l’épidémiologie. Ils exercent pour la plupart dans des CLSC, des directions de santé publique régionales, à l’Institut national de santé publique ou à la Direction de la santé publique du MSSS.

D’autres font de la  médecine d’expertise. Ils agissent en tant qu’experts, dans le cadre de leur pratique clinique, pour un tiers appelé mandant ou sont employés par des organisations qui ont recours à l’expertise de médecins, telles la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) ou la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Cette activité peut les amener à agir comme témoin expert en cour et à présenter les conclusions de leur rapport d’expertise.

Le médecin peut également agir comme médecin-conseil et utiliser ses compétences cliniques pour améliorer les conditions et la qualité de l’exercice de la médecine dans des organisations telles que les fédérations médicales, le Collège des médecins ou au sein des différentes instances du MSSS.

Le médecin peut être un  médecin évaluateur à l’emploi de services de santé de grandes entreprises ou à titre de consultant auprès de compagnies d’assurances, par exemple. Enfin, le médecin peut avoir la compétence médico-légale requise par le Bureau du coroner pour l’investigation des causes de décès.

Dans tous les cas, le même code de déontologie et les mêmes lois et règlements encadrent et déterminent les bonnes pratiques médicales. Les plus récentes versions du Code de déontologie des médecins et de certains règlements incluent des articles qui précisent les obligations du médecin dans l’exercice de certaines activités professionnelles, notamment celles du médecin chercheur, du médecin expert et du médecin en santé publique.

Dès le début de leur formation, l’étudiant en médecine et le résident en médecine sont soumis dans leurs activités cliniques de formation aux mêmes règles qui encadrent l’ensemble de la pratique médicale. Cette diversification de la pratique se développe en fonction de l’évolution des connaissances médicales et des nouveaux besoins de la société.

Dernière mise à jour: 2010-10-10