Le Code de déontologie des médecins

La qualité de la relation professionnelle

En cours de révision

Le Code de déontologie des médecins insiste sur l’importance du respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité. Comme la notion de respect touche  à de multiples aspects de la pratique médicale, elle est traitée tout au long du Code. Une de ses manifestations les plus importantes est le secret professionnel, dont la protection est un élément fondamental de l’exercice médical. En effet, le patient doit pouvoir confier les aspects les plus intimes de sa vie, ou le médecin obtenir ce genre de renseignements — l’accès à cette information étant indispensable à la qualité des soins —, pourvu que l’un et l’autre sachent que rien ne filtrera de leur entretien. Le médecin, aux fins de préserver le secret professionnel ne peut divulguer les faits ou confidences dont il a eu personnellement connaissance, sauf lorsque le patient l’y autorise ou lorsque la loi l’y autorise ou l’ordonne, ou lorsqu’il y a une raison impérative et juste ayant trait à la santé ou la sécurité du patient ou de son entourage (art. 20 par. 5 du Code). Voir également, à ce sujet, la section sur le secret professionnel.

La connaissance qu’a le médecin de certains problèmes rend le patient dépendant de lui. Aussi, le médecin doit absolument éviter  d’exploiter cette situation afin d’en tirer des avantages personnels de nature pécuniaire ou autre. Tout abus de cette relation, particulièrement d’ordre amoureux ou sexuel, est condamné par le Code de déontologie (art. 22) et par le Code des professions (art. 59.1).

Le médecin doit exercer sans discrimination. Il ne peut « refuser d’examiner ou de traiter un patient pour des raisons reliées, entre autres, à la nature d’une déficience ou d’une maladie ou au contexte dans lequel cette déficience ou cette maladie présentée par ce patient est apparue, ou pour des raisons de race, de sexe, de religion ou de condition sociale » (art. 23). Cependant, s’il juge que c’est dans l’intérêt du patient, il peut diriger celui-ci vers un autre médecin (art. 24).

Dernière mise à jour: 2015-01-07