Approche par thèmes

Introduction

En cours de révision

L’exercice de la médecine exige du médecin qu’il sache appliquer ses connaissances scientifiques de manière à répondre aux besoins de santé de ses patients, tout en respectant les règles d’éthique de la profession et le cadre légal prévalant dans son champ d’activités.

Pour illustrer comment l’intégration des aspects légaux, déontologiques et organisationnels peut se faire dans la pratique médicale, la Partie II aborde quatre thèmes, assortis d’exemples cliniques :

A. le consentement;
B. le secret professionnel;
C. les enjeux de fin de vie;
D. les convictions personnelles.

Dans notre société, le consentement et le secret professionnel font l’objet d’un large consensus, qui se traduit par des repères  légaux et déontologiques assez clairs. Toutefois, l’application de ces balises à des cas particuliers exige discernement et vigilance de la part du médecin.

Par contre, les situations de fin de vie  posent des enjeux particulièrement difficiles puisqu’elles obligent le médecin à confronter ses convictions à celles du patient en plus de devoir les concilier avec ses obligations professionnelles et des contraintes légales.

Quant à l’objection de conscience, elle représente la situation extrême, dans laquelle les convictions de chacun s’avèrent inconciliables. Dans ce cas, le défi moral est de trouver quand même un arrangement qui respecte toutes les parties en cause.

L’objectif de la Partie II est d’illustrer, à l’aide de certaines  situations cliniques particulières, l’application et l’intégration  des principes déontologiques, éthiques et légaux dans l’exercice de la médecine.

Les exemples sont fournis uniquement à titre explicatif et les analyses proposées ne devraient pas être appliquées à d’autres cas, sans que l’on prenne des précautions. Les cas particuliers requièrent toujours une réflexion personnelle approfondie. Dans certaines situations, il est même nécessaire de consulter des textes de lois, de demander un avis juridique, de requérir l’opinion du Collège des médecins ou encore de soumettre la question à un comité d’éthique, là où il en existe. Il existe dans plusieurs établissements de santé du Québec des comités d’éthique cliniques (CEC), qu’il faut distinguer des comités d’éthique  de la recherche (CER). Ces comités consultatifs et multidisciplinaires y jouent un rôle de sensibilisation à l’éthique en contexte de soins et d’accompagnement  des intervenants aux prises avec des situations délicates.

Dernière mise à jour: 2010-10-10