Les enjeux de fin de vie

Conclusion

En cours de révision

Qu’ils se présentent sous la forme d’une cessation de traitement ou d’une ordonnance de non-réanimation, les enjeux de fin de vie demeurent des sujets trop souvent évités dans la relation médecin-patient. En fait, la mort demeure un sujet culturellement tabou dans notre société et, pour le médecin, il est doublement tabou. D’une part, la société a tendance à occulter la mort au point de modifier le langage et les rites s’y rattachant. D’autre part, on confie de plus en plus les soins aux mourants à des établissements hospitaliers, eux-mêmes paradoxalement soumis à une dynamique de lutte acharnée pour la vie et à une logique de l’efficience. Le médecin ne doit-il pas réapprendre à accompagner et à soulager autant qu’il cherche à guérir?

Sans vouloir influencer à lui seul la culture de la société dans laquelle il vit, le médecin, par son engagement professionnel, joue un rôle déterminant dans l’approche aux soins des mourants. Comme il le fait dans les autres moments de la vie de ses patients, il doit accompagner et informer le patient en fin de vie et son entourage afin que ceux-ci puissent aborder dignement cette dernière étape. Comme groupe, les médecins doivent également participer aux débats publics entourant de plus en plus ces questions.

Dernière mise à jour: 2010-10-10